Ébénisterie Legato

Les antiquités de demain

Rénovation-bricolage, Avril 2003

«Bricoleur du mois

M. Jean-François Lépine de Saint-Jean-sur-Richelieu

Tous les chemins même les plus inattendus comme un emploi d’été, peuvent susciter un intérêt pour l’ébénisterie. Ce fut le cas pour M. Lépine…

D’un emploi à temps partiel…

La passion de M. Lépine pour l’ébénisterie n’est certes pas héréditaire:  «Mon père était très habile de ses mains comme coiffeur, mais il n’avait par contre aucun talent comme bricoleur. Les seuls outils que nous avions à la maison étaient un héritage de mon grand-père et personne ne pouvait y toucher!»

Le premier veritable contact avec le travail du bois, M. Lépine l’aura donc dans le cadre d’un emploi qu’il déniche pour payer ses études. «Préposé à l’atelier de coupe chez un détaillant Castor Bricoleur, j’ai vite développé un intérêt pour le bricolage et l’ébénisterie. Aussitôt après avoir eu mon premier emploi à plein temps, j’ai acheté mes premiers outils et j’ai aménagé mon atelier dans la grange d’une ferme laitière avec l’ambiance et les odeurs à l’avenant...» C’est là qu’il réalise son premier projet : un ensemble de chambre à coucher en mélamine, son unique expérience avec ce matériau.

… à une passion permanente !

Autodidacte, M. Lépine s’est donc familiarisé avec les techniques de sa nouvelle passion dans le cadre de son travail mais aussi en consultant des magazines et des livres spécialisés. «Je suis très méthodique dans mes projets et j’ai le sens du détail. Je réalise d’abord des schémas du meuble que je veux construire, je détermine les matériaux et les techniques que je vais utiliser et finalement j’établis les plans définitifs.»

M. Lépine travaille toujours à partir de bois brut et apprécie particulièrement des essences comme l’érable, le cerisier, l’orme et le noyer tendre.

Il utilise les assemblages traditionnels depuis qu’il a comme objectif de construire des meubles qui soient solides et donc durables, fonctionnels et esthétiques.

«Informaticien, je travaille sur l’éphémère et avec un matériau abstrait. Le travail du bois me permet de travailler sur du concret tout en accédant à un niveau de sérénité inégalé dans mes autres loisirs.»

En plus des projets en cours pour sa famille, M. Lépine caresse le rêve de fabriquer un meuble en contrôlant toutes les étapes: d’abord choisir son arbre, l’abattre, le débiter, le faire sécher dans un séchoir de sa confection et finalement concevoir et réaliser le meuble.

Commentaire de la photo de l’établi

Le plan et les accessoires de cet établi proviennent de la compagnie Lee Valley. M. Lépine a utilisé de l’orme massif laminé pour le réaliser et a appliqué de l’huile de lin pour la finition. «L’assemblage à queues droites s’est avéré plus difficile que prévu à réaliser en raison de la précision que cette technique exige et de la dureté du bois.»

Commentaire de la photo de l’encoignure

M. Lépine s’est inspiré du meuble figurant sur la page couverture du livre de Jean Palardy, Les meubles anciens du Canada français, pour réaliser cette encoignure en pin. Le meuble est assemblé à tenons et mortaises et le fond est fait de planches bouvetées. Comme pour la plupart de ses meubles, il applique d’abord une teinture et un vernis en gel appliqué au chiffon.

Commentaire de la photo de la commode

«La naissance de Julien m’a amené à construire deux commodes en érable inspirées d’un meuble que nous avions vu dans un magasin. Les petites pointes de diamant on été réalisées une à une puis collées en rangée. Les formes des poignées rappellent celles des yeux d’un enfant endormi.»

Photo Page couverture de Rénovation-bricolage, 2002

Page couverture de la revue Rénovation-bricolage d’Avril 2003

Article

Date: 1994

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Texte de l’article